Guillaume Noble — Photographie
Chambre sous les combles en bois clair, chambre d'hôtes photographiée en Côtes-d'Armor

Hôtels

Photos de gîte et de chambre d'hôtes : comment obtenir plus de réservations en direct

Les photos qui font réserver un gîte ou une chambre d'hôtes en Bretagne, celles qui font douter, et comment s'en servir pour dépendre moins des plateformes.

Un voyageur qui cherche un gîte sur la côte du Goëlo ou une chambre d'hôtes dans le Trégor compare, en moyenne, une dizaine d'annonces avant de réserver. Il ne lit pas les descriptions. Il fait défiler les photos, en quelques secondes par annonce, et il ne s'arrête que sur celles qui lui donnent une impression : là, on sera bien.

Ce n'est pas une question de luxe. Des chambres simples, bien photographiées, se louent mieux que de belles chambres photographiées au téléphone à 18 h avec le plafonnier allumé. C'est une question de lumière, de cadrage, et d'ordre.

Ce que le voyageur veut voir, dans l'ordre

L'extérieur et le contexte. La maison, le jardin, la vue s'il y en a une, et ce qui fait l'endroit : la mer au bout du chemin, le port, la rivière, la campagne. C'est la première photo, celle qui fait cliquer. En Bretagne, c'est souvent la plus facile à réussir et la plus souvent absente.

La chambre principale, depuis l'entrée. Une photo prise depuis la porte, qui montre le volume, le lit fait, la fenêtre. Pas un gros plan sur un coussin. Le voyageur veut savoir où il va dormir et s'il y aura de la place pour sa valise.

La salle de bains. Propre, sèche, sans produits sur le lavabo, avec les serviettes pliées. C'est la photo que tout le monde regarde et que personne n'ose faire.

Le petit-déjeuner ou la cuisine. Pour une chambre d'hôtes, une table de petit-déjeuner dressée, avec vos produits — les crêpes, le kouign-amann du boulanger, les confitures. Pour un gîte, une cuisine équipée, rangée, plan de travail dégagé.

Les détails qui font la différence. Le poêle, la baignoire, la terrasse au soleil, le vélo prêté, le panier de bienvenue. Deux ou trois images, pas plus, en fin de série.

Ce qui fait douter

Les photos prises le soir en lumière artificielle. Les lits défaits ou couverts d'objets. Les pièces photographiées de biais, au grand-angle déformant, qui rendent une chambre de 12 m² méconnaissable — le voyageur s'en apercevra en arrivant, et il l'écrira. Les images de saisons différentes mélangées : une terrasse d'été suivie d'un jardin de novembre. Et les photos qui ne montrent pas ce que la description promet : si vous écrivez « vue mer », il faut une photo de la vue mer.

Pourquoi ça compte pour les réservations directes

Sur Airbnb ou Booking, vos photos sont dans un cadre imposé, à côté de dix concurrents, avec une commission de 15 à 20 % sur chaque nuit. Sur votre propre site et votre fiche Google, elles sont chez vous, et la réservation vous revient entièrement.

Les mêmes photos servent aux deux. La différence, c'est ce qu'elles déclenchent : un voyageur qui a vu votre hébergement sur une plateforme et qui retrouve les mêmes images, en mieux, sur votre site, réserve en direct la fois suivante. Une bonne série photo est l'outil le plus simple pour faire baisser, année après année, la part des plateformes dans vos réservations.

Quand photographier

En avant-saison, en avril ou mai : le jardin est vert, la lumière est longue, les chambres sont prêtes. Un second passage en septembre si votre activité tourne à l'année, pour avoir des images d'automne et ne pas afficher des terrasses ensoleillées en décembre. Comptez une demi-journée pour un gîte ou trois chambres, une journée pour un hébergement avec plusieurs bâtiments ou une grande propriété.

Et bloquez les chambres. Photographier une chambre entre deux clients, en trente minutes, sans avoir pu ouvrir les rideaux ni refaire le lit, ça se voit sur l'image.


Vous avez un gîte, une chambre d'hôtes ou un petit hôtel en Côtes-d'Armor ? Demandez un devis — je viens sur place, à l'heure où votre maison est la plus belle.