Avant de pousser votre porte, la plupart de vos clients ont regardé votre fiche Google. Pas votre site — votre fiche. C'est elle qui s'affiche quand on cherche « restaurant Paimpol » ou « chambre d'hôtes Tréguier » sur un téléphone, et c'est elle qui décide, en quelques secondes, si on vous appelle ou si on passe à l'adresse suivante.
Sur cette fiche, ce que les gens regardent en premier, ce sont les photos. Google le dit lui-même : les établissements avec des photos reçoivent plus de demandes d'itinéraire et plus de clics vers leur site que les autres. Encore faut-il que ce soient les bonnes.
Les photos qui font venir
La façade, de jour, avec l'enseigne lisible. C'est la photo la plus utile de toute la fiche, et la plus souvent ratée. Le client doit reconnaître votre établissement depuis le trottoir. Une façade prise de face, par temps clair, sans voiture garée devant, sans poubelles, avec la porte ouverte si possible.
Trois ou quatre plats emblématiques, en salle. Pas votre carte entière : ce que vous faites de mieux, photographié sur vos tables, dans votre vaisselle, avec votre lumière. Un plat photographié en cuisine sous un néon ne donne pas envie. Le même plat sur une table près de la fenêtre, si.
La salle, quand elle est prête. Tables dressées, lumière allumée, sans chaises retournées. Si vous avez une terrasse, une vue, une cheminée, un comptoir — c'est ça qu'on veut voir. Une salle vide et propre vaut mieux qu'une salle pleine et floue.
Une ou deux photos avec des gens. L'équipe en cuisine, le service en action, un barman qui prépare un cocktail. Ce sont les images qui rassurent : il y a de la vie ici, on va être bien reçu.
Pour un hébergement : chaque catégorie de chambre, plus le petit-déjeuner. Le voyageur veut voir où il va dormir et ce qu'il va manger le matin. Une photo par type de chambre, prise depuis l'entrée pour montrer le volume, avec le lit fait et les rideaux ouverts.
Les photos qui font fuir
Les photos sombres. Un plat photographié le soir, au téléphone, avec le flash. Les couleurs virent au jaune, les ombres sont dures, et le plat a l'air d'un plat de cantine. C'est la première chose à retirer.
Les images de banque. Une assiette de pâtes générique, une chambre d'hôtel qui n'est pas la vôtre, un couple souriant en stock. Les clients les repèrent, et ils en déduisent que vous avez quelque chose à cacher. Google aussi les repère, et ça n'aide pas votre classement.
Les photos de clients ajoutées par les clients. Vous ne les contrôlez pas, mais vous pouvez les noyer. Google affiche en priorité les photos les plus récentes et les plus consultées : si vous publiez régulièrement de bonnes images, les mauvaises descendent.
Le logo en première position. Votre logo n'est pas une photo. Il ne donne aucune information sur l'endroit, et il occupe la place de l'image la plus vue de votre fiche.
Dans quel ordre les publier
Google choisit lui-même la photo de couverture, mais vous pouvez l'influencer. Publiez d'abord la façade, puis la salle ou la chambre principale, puis les plats. Renseignez les catégories que Google propose — extérieur, intérieur, nourriture et boissons, équipe — plutôt que de tout mettre en vrac. Et ajoutez des photos régulièrement : trois ou quatre nouvelles images par mois valent mieux que trente d'un coup, puis plus rien pendant un an.
Faut-il un photographe pour ça ?
Pas forcément pour tout. Une photo de votre nouvelle carte, prise au téléphone en lumière du jour, près d'une fenêtre, sans flash, peut très bien alimenter votre fiche entre deux shootings. Ce qui demande un professionnel, c'est la base : la façade, la salle, les chambres, les plats signature — les dix ou quinze images qui vont rester en tête de fiche pendant des mois et qui donnent le ton. Une demi-journée suffit en général pour un restaurant ou un commerce.
Le calcul est simple. Si de meilleures photos amènent deux clients de plus par semaine, elles se sont remboursées avant la fin de la saison. Et contrairement à une publicité, elles continuent de travailler après.
Vous tenez un établissement en Côtes-d'Armor et votre fiche Google ne vous ressemble pas ? Parlons-en — quinze minutes suffisent pour savoir ce qu'il faut refaire.

